"Rien qu'un jour de plus dans la vie d'un pauvre fou" de Jean-Paul Nozière
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Quelques critiques... |
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L'avis de RicochetUn jour de juillet, Elise, une fillette de 3 ans, est enlevée dans le
parc où elle jouait, surveillée par son grand frère de 17 ans. Ce
dernier a été éloigné d’Elise par une femme séduisante. Il ne s’en
remettra pas...
Ce nouveau roman, dont chaque chapitre se focalise sur l’un des protagonistes des drames qui se jouent, est très habilement mené et la psychologie des personnages analysée en finesse. On y adhère très vite et peu à peu, on comprend que l’histoire d’Elise trouvera son dénouement dans le drame de Sponge. La révélation finale permet bien sûr d’assembler les indices que ce diable de romancier a habilement semés dans son récit. C’est à la fois un thriller haletant et un roman psychologique, qui dénonce la bêtise et l’intolérance. La suite sur la page du site... www.ricochet-jeunes.org
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Diablement stimulant et tragique... Eté 2010, un lac près de Sponge. La jeune Laura est enlevée. On accuse immédiatement Jean-Alain dit Linlin, handicapé mental couvé par ses parents. Alice, une voisine, défend le jeune homme bec et ongles. Heureusement, un gendarme la croit…
La construction inexorable de ce roman policier s'apparente à une fine mécanique aux rouages huilés : on a une impression de destin en marche, de personnages ballotés par les évènements, le méchant compris.
Le livre joue d’abord de la diversité des personnages alternant de chapitre en chapitre : la sagement gentille Alice, l’embrouillé mais inoffensif Linlin, les gendarmes avec le courageux Nour, et le kidnappeur lui-même. A travers eux, un narrateur externe nous raconte le ballet des recherches, les chassés-croisés entre les roseaux autour du lac - élément servant de centre naturel au récit. Les psychologies s’individualisent rapidement, se creusent en quelques traits bien vus qui nous les rendent proches, mais se typent aussi en des figures prévisibles jusqu’au bout. L’originalité vient alors de la multiplicité des relations nouées : Alice et Linlin partagent un secret, Alice est attirée par Nour le gendarme, Laura flirte avec Linlin, Alice observe Laura, Nour apprécie Alice, les parents de Linlin étouffent leur fils, etc.
L'ouvrage joue ensuite sur la temporalité : resserrée sur le mois de juillet, elle saute de date en date, parfois dans le désordre, générant une tension dans la reconstitution des événements par le lecteur. Etendue jusqu’au prologue, cette temporalité peut même vous livrer la clé tragique de l’intrigue policière... Chut ! Vers les deux tiers du livre, on comprend brutalement la vérité. Ne reste plus qu'à se réjouir en suivant Alice et les gendarmes s’agiter autour de Linlin, qui a tout vu mais ne peut pas le dire. L’action va alors très vite et on dévore les dernières pages, jusqu’au sursaut final qui laisse très, très mal à l'aise.
Diablement stimulant et tragique, ce dernier ouvrage de Jean-Paul Nozière teste avec une efficacité redoutable notre fibre émotionnelle et nos capacités de résistance au stress : du policier de haut style ! |
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Linlin et les filles du lac Dans son nouveau roman, Jean-Paul Nozière construit une surprenante enquête destinée à comprendre les raisons de la disparition de la jeune Laura, tout en interrogeant les notions de culpabilité et d’innocence…Par Éric Giessenhoffer, Médiathèque de Mutzig Un parc dans une
petite ville de Bretagne, où un jeune homme de dix-sept ans est chargé
de surveiller sa petite sœur de trois ans en train de jouer, tandis que
leur mère fait des courses. Plongé dans un roman de Mario Puzo, le jeune
homme préférerait aller se promener. Et quand une belle jeune femme
vient lui demander de l’aider à dépanner son vélo en le draguant
ostensiblement, il n’hésite pas longtemps. À son retour, Élise, sa
petite sœur, a disparu. Dix ans plus tard, à Sponge, petite commune de
Bourgogne avec son lac, son quartier résidentiel et ses adolescents.
Parmi eux, il y a Alice, seize ans, et son frère Gabin, six ans, qui
s’entendent plutôt bien avec Jean-Alain, dit Linlin, l’idiot du village.
Comme Alice apprécie Linlin, elle lui lit souvent des histoires et,
contrairement à l’opinion commune, elle ne le trouve pas si débile que
çà. Mais Linlin est obnubilé par Laura, une autre voisine qui le
provoque en portant des jupes ultra-courtes et des décolletés
plongeants. Le garçon voudrait bien savoir ce qui se passe chez les
filles, il aimerait mieux les connaître… Et lorsque Laura vient à
disparaitre, le coupable idéal est tout trouvé pour les gendarmes et les
habitants. D’autant que Linlin est incapable de donner des détails sur
son emploi du temps le jour de la disparition. Pour Alice et le gendarme
Nourredine, tout n’est pas aussi limpide que cela et c’est en
regroupant des indices et des témoignages que la vérité éclatera au
grand jour.
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Donc le grand livre orange flashy, il est de Jean-Paul Nozière, il est publié chez Thierry Magnier, et il a un très beau titre : Rien qu'un jour de plus dans la vie d'un pauvre fou (titre emprunté à Tom Robbins, écrivain américain publié en France par Gallmeister). / ... J'aime énormément les livres de Nozière. J'ai eu plein de fois l'occasion de le dire et de l'écrire. Et là, je suis... oui. Toujours admirative. La première scène est presque insoutenable. C'est l'histoire d'un jeune homme de dix-sept ans chargé de surveiller sa petite soeur de trois ans au parc. Mais la petite fille se fait enlever. Fin de la première partie. Tout bascule ailleurs, dans une autre ville (Sponge, pour qui connaît l'oeuvre de Nozière), des années plus tard. Il y a plusieurs narrateurs, une jeune fille qui disparaît, un ado handicapé mental soupçonné trop facilement... A St Paul, j'avais dû arrêter ma lecture, le livre n'était pas encore sorti en librairie, et ça tombait bien, ça faisait comme une respiration dans un livre qui était fascinant. j'avais écrit deux mots à Nozière, pour lui dire un peu des bêtises, lui dire que ça me faisait penser à Des souris et des hommes - mais en fait pas tellement. C'est un polar, la chute est particulièrement efficace, toute la construction est absolument implacable, mais c'est évidemment bien plus qu'un polar, et là je vais m'arrêter parce que je suis nulle en polar et je vais dire des bêtises. Bon, donc, c'est très bien. Très très bien. |
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Jean-Paul Nozière a l’art et la manière de mener une intrigue et par la même occasion bien souvent de mener son lecteur par le bout du nez… Son dernier roman ne fait pas exception : on le retrouve dans ses thèmes de prédilection que sont la différence, les faux-semblants et les a priori avec, pour la forme, une intrigue policière diablolique jusqu’à la dernière ligne… Tout commence un beau jour de juillet. Dans un jardin public, une mère confie à son fils aîné de 17 ans la surveillance de sa petite soeur de 3 ans, Héloïse, pendant qu’elle s’absente. Quelques instants plus tard, la vigilance du jeune homme s’étiole au contact d’une charmante jeune femme qui l’aborde. Quelques instants de trop : Héloïse a disparu. C’est au mois de juillet aussi qu’en Bourgogne, près d’un lac peu fréquenté et assez isolé, une jolie jeune fille blonde de 13 ans disparaît, kidnappée. Un de ses voisins, Linlin, handicap mental mais très attiré par les filles comme le sont les garçons de son âge est dans la liste des suspects… Il est vrai que Linlin a un secret, un grand secret qu’il partage avec une autre voisine, la douce Alice. Rien qu’un jour de plus dans la vie d’un pauvre fou se
lit comme un thriller qui, sans négliger jamais la tension propre au
genre, installe son lecteur au plus près des personnages, loin de tout
manichéisme et de tout cliché. Un roman sensible et fort, touchant et
efficace. ![]()
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| Il y a dix ans, une petite fille de
trois ans est enlevée alors que son grand frère, supposé la surveiller,
s’était éloigné le temps de venir en aide à une jolie fille.
Aujourd’hui, c’est une adolescente de treize qui disparaît. Dans son
hameau, c’est le choc. Qui a pu faire une telle chose ? Est-ce le jeune
« pauvre fou » du village, mentalement retardé ? C’est vrai qu’il aime
regarder les jeunes filles près du lac, et vite les soupçons de beaucoup
se portent sur lui. Mais bien sûr rien n’est jamais aussi simple et on
est transporté et bringuebalé parmi les hypothèses avant que la vérité
éclate.
Jean-Paul Nozière est très fort. Il nous
entraîne dans une intrigue et ne nous lâche pas avant la fin. Le lien
entre les deux affaires se pose doucement et s’approfondit au fur et à
mesure du texte. Les personnages sont tour à tour mis en avant et chacun
prend sa place. On devine des choses, on les réfute, on entraperçoit
des vérités, puis on les perd… Vraiment, j’ai été ravie par ce roman
policier, destiné à tous les ados, qui a su me tenir en haleine
jusqu’au dénouement. ![]() |
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- bien? pas bien? l'avis de moi en personne:
Une très belle surprise que ce court roman plutôt atypique! Tour à tour dans la peau de chacun des personnages, le lecteur s'enfonce dans ce mystère, pétri de doutes et d'incertitudes.... Le roman est très finement construit, tout s'y emboîte tranquillement, méthodiquement, ça avance doucement, mais sûrement... Et puis sur la fin, tout s'accélère, et on reste scotchés!! ![]() |
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On n’est pas sérieux quand on a 17 ans écrivait le poète. Et ce n’est pas lui qui dira le contraire. Il doit garder un œil sur sa petite sœur de 3 ans, Elise, tandis que leur mère se sauve à un rendez-vous. Quand une superbe jeune femme, Marité, commence à le draguer. Intrépide, il l’accompagne à son vélo. Mais quand il revient au parc, Elise s’est envolée. Dix ans plus tard, abords du lac du Serpent. Il y a Alice, 17 ans et son frère Boris, 8 ans ; leur voisin, la famille Quitani et leur fils Jean-Alain dit Linlin, 17 ans aussi. Entre eux, Laura, 13 ans, une superbe pré-ado qui a déjà les formes d’une femme. Linlin a du « vent dans la tête » mais ça ne l’empêche pas de reluquer les jolies filles. Il passe ainsi beaucoup de temps à observer Laura avec ses jumelles. Aussi, quand cette dernière disparaît brusquement, Linlin devient le coupable idéal… Rien qu’un jour de plus dans la vie d’un pauvre fou est une sorte de récit choral puisque chaque chapitre est rapporté selon le point de vue d’un personnage. L’ambiance moite d’un Eté dans la campagne française est palpable. La figure emblématique du fou du village, issu du folklore, trouve ici une illustration criante de vérité dans le personnage de Linlin. Avec peu de choses, Nozière parvient à brosser les grandes lignes des caractères de ses personnages, à dépeindre une ambiance, un décor, dans lesquels ces personnages vont trouver une certaine prégnance. Pourtant, on se surprend parfois à sentir un vide entre les lignes, comme si leur psychologie n’avait pas été assez fouillée, rapprochant ainsi l’écriture de Nozière de celle d’un fait divers. L’apparente construction décousue entre la première partie de l’histoire et sa suite dix ans plus tard prend tout son sens à la révélation finale que l’on peut voir venir longtemps à l’avance. L’alternance des points de vue contribuant aussi à mettre le lecteur rapidement sur la voie de l’identité du ravisseur. Le jeu sur la typographie, qui vise à mettre en évidence les flashbacks, donne le sentiment que cette histoire se déroule à la manière d’un film. Au final, ce nouveau titre sur le thème de l’enlèvement (après Le courage du papillon [Albin Michel jeunesse, 2009] et Lettre à mon ravisseur [Gallimard jeunesse, 2010]) propose un autre interprétation de la question. Il tire davantage sur le point de vue du ravisseur et celui des enquêteurs. Cette dualité, surtout quand on connaît l’identité du ravisseur, se révèle particulièrement intéressante. C.A. ![]() |
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vu sur... l'Express.fr
Avec plus d'une soixantaine de romans à son actif, Jean-Paul Nozière est passé maître dans l'art de démonter les petits secrets et de montrer la réalité, plus complexe qu'elle ne paraît. Car dans ce polar bien ficelé, les fausses pistes sont multiples. Elise, trois ans, est enlevée dans un square en Bretagne, alors que son frère aîné la surveillait mollement, distrait par le baratin et les charmes d'une trentenaire sexy. Des héros adolescents qui ne crachent pas le morceau, un jeune flic bien décidé à trouver la vérité, voilà le meilleur de Nozière, qui nous offre un polar mené au plus près de la vie des gens. La suite sur le site de l'Express.fr....
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