"Rien qu'un jour de plus dans la vie d'un pauvre fou"  de Jean-Paul Nozière



Il devait surveiler sa petite souer au square, mais à dix-sept ans comment résister lorsqu'une jolie femme vous demande gentiment de l'aide.
Au retour, Elise a disparu...

Dix ans plus tard, a l'autre bout de la France, Laura, treize ans, disparaît à son tour. Jean-Alain, "le pauvre fou" dit Linlin, est le coupable désigné, obnubilé qu'il est par les jupes , les shorts ultra courts et les décolletés plongeants de la jeune fille.
Jamais, jamais, la vérité n'est aussi simple qu'elle paraît, les pauvres fous le savent, mais qui les entend ?


Editions Thierry Magnier/Grand Roman  (16.00 €) - février 2011
Thierry Magnier

Quelques critiques...

L'avis de Ricochet

Un jour de juillet, Elise, une fillette de 3 ans, est enlevée dans le parc où elle jouait, surveillée par son grand frère de 17 ans. Ce dernier a été éloigné d’Elise par une femme séduisante. Il ne s’en remettra pas...

Ce nouveau roman, dont chaque chapitre se focalise sur l’un des protagonistes des drames qui se jouent, est très habilement mené et la psychologie des personnages analysée en finesse. On y adhère très vite et peu à peu, on comprend que l’histoire d’Elise trouvera son dénouement dans le drame de Sponge. La révélation finale permet bien sûr d’assembler les indices que ce diable de romancier a habilement semés dans son récit. C’est à la fois un thriller haletant et un roman psychologique, qui dénonce la bêtise et l’intolérance.


La suite sur la page du site...  www.ricochet-jeunes.org


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Diablement stimulant et tragique...

Eté 2010, un lac près de Sponge. La jeune Laura est enlevée. On accuse immédiatement Jean-Alain dit Linlin, handicapé mental couvé par ses parents. Alice, une voisine, défend le jeune homme bec et ongles. Heureusement, un gendarme la croit…

 

La construction inexorable de ce roman policier s'apparente à une fine mécanique aux rouages huilés : on a une impression de destin en marche, de personnages ballotés par les évènements, le méchant compris.

 

Le livre joue d’abord de la diversité des personnages alternant de chapitre en chapitre : la sagement gentille Alice, l’embrouillé mais inoffensif Linlin, les gendarmes avec le courageux Nour, et le kidnappeur lui-même. A travers eux, un narrateur externe nous raconte le ballet des recherches, les chassés-croisés entre les roseaux autour du lac - élément servant de centre naturel au récit. Les psychologies s’individualisent rapidement, se creusent en quelques traits bien vus qui nous les rendent proches, mais se typent aussi en des figures prévisibles jusqu’au bout. L’originalité vient alors de la multiplicité des relations nouées : Alice et Linlin partagent un secret, Alice est attirée par Nour le gendarme, Laura flirte avec Linlin, Alice observe Laura, Nour apprécie Alice, les parents de Linlin étouffent leur fils, etc.

 

L'ouvrage joue ensuite sur la temporalité : resserrée sur le mois de juillet, elle saute de date en date, parfois dans le désordre, générant une tension dans la reconstitution des événements par le lecteur. Etendue jusqu’au prologue, cette temporalité peut même vous livrer la clé tragique de l’intrigue policière... Chut ! Vers les deux tiers du livre, on comprend brutalement la vérité. Ne reste plus qu'à se réjouir en suivant Alice et  les gendarmes s’agiter autour de Linlin, qui a tout vu mais ne peut pas le dire. L’action va alors très vite et on dévore les dernières pages, jusqu’au sursaut final qui laisse très, très mal à l'aise.

 

Diablement stimulant et tragique, ce dernier ouvrage de Jean-Paul Nozière teste avec une efficacité redoutable notre fibre émotionnelle et nos capacités de résistance au stress : du policier de haut style !



Les riches heures de Fantasia


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Linlin et les filles du lac

Dans son nouveau roman, Jean-Paul Nozière construit une surprenante enquête destinée à comprendre les raisons de la disparition de la jeune Laura, tout en interrogeant les notions de culpabilité et d’innocence…

Par Éric Giessenhoffer, Médiathèque de Mutzig

Un parc dans une petite ville de Bretagne, où un jeune homme de dix-sept ans est chargé de surveiller sa petite sœur de trois ans en train de jouer, tandis que leur mère fait des courses. Plongé dans un roman de Mario Puzo, le jeune homme préférerait aller se promener. Et quand une belle jeune femme vient lui demander de l’aider à dépanner son vélo en le draguant ostensiblement, il n’hésite pas longtemps. À son retour, Élise, sa petite sœur, a disparu. Dix ans plus tard, à Sponge, petite commune de Bourgogne avec son lac, son quartier résidentiel et ses adolescents. Parmi eux, il y a Alice, seize ans, et son frère Gabin, six ans, qui s’entendent plutôt bien avec Jean-Alain, dit Linlin, l’idiot du village. Comme Alice apprécie Linlin, elle lui lit souvent des histoires et, contrairement à l’opinion commune, elle ne le trouve pas si débile que çà. Mais Linlin est obnubilé par Laura, une autre voisine qui le provoque en portant des jupes ultra-courtes et des décolletés plongeants. Le garçon voudrait bien savoir ce qui se passe chez les filles, il aimerait mieux les connaître… Et lorsque Laura vient à disparaitre, le coupable idéal est tout trouvé pour les gendarmes et les habitants. D’autant que Linlin est incapable de donner des détails sur son emploi du temps le jour de la disparition. Pour Alice et le gendarme Nourredine, tout n’est pas aussi limpide que cela et c’est en regroupant des indices et des témoignages que la vérité éclatera au grand jour.
Dans ce roman, dont le titre est emprunté au récit de Tom Robbins "Comme la grenouille sur son nénuphar", Jean paul Nozière nous entraîne dans une région qu'il connait bien et où il a exercé le métier de documentaliste. Ce roman policier aux multiples rebondissements témoigne une nouvelle fois du talent de l'auteur pour élaborer un récit et composer des personnages à la psychologie très fine. Des personnages dont les secrets et les failles tiennent en haleine du début à la fin, ce qui n'a rien d'étonnant compte tenue du suspense qui habitait déjà les précédents Mortelle mémoire (2009) et La Vie comme Elva (2005).



Les incorruptibles

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Cela commence par la disparition d'une petite fille, puis plus rien.
Nous nous retrouvons près d'un lac, à Sponge, petite ville tranquille où il ne se passe jamais rien. C'est la coutume. Y vivent Alice et Jean-Alain, deux adolescents pas comme les autres, bientôt acteurs d'un drame qui risque de se retourner contre eux. En effet, Laura, treize ans, a disparu. La gendarmerie suspecte aussitôt Linlin, surnom donné à Jean-Alain parce qu'il lui manque quelques cases. Seul Nour, l'un des enquêteurs, va vouloir chercher la petite bête.
Que vous dire ? L'ambiance est pesante, le stress est palpable, et le malaise certain. Le fait de se glisser dans la peau des uns et des autres exacerbe le trouble ressenti. Impossible d'être étranger, de prendre du recul. Il y a un effet d'absorption à ce que vit la petite communauté de Sponge qui nous étourdit. Pas sûr d'en sortir indemne, même.
M. Nozière a l'air de distiller les secrets et les doutes derrière les jolies façades polies. Il a fait de Sponge le théâtre de toutes ses obsessions - et des nôtres, en conséquence. C'est fichtrement fascinant, parce que ce n'est pas lisse, parce que ça dérange et parce que c'est aussi ce que je recherche. J'ai lu ce livre en suffocant, j'avais envie de connaître le dénouement, et je me sentais liée au sort des personnages envers lesquels nos sentiments ne cessent d'évoluer.
C'est un roman policier qui colle au siège et qui provoque des sensations de gratouille. Je ne suis pas sûre de l'effet désiré, mais s'il comptait faire mal, s'il cherchait à réveiller le lecteur et s'il espérait que celui-ci ne puisse plus fermer les yeux sans songer à Elise, ou Freddy, ou Linlin, Nour, Alice... enfin bref, c'est réussi.

NB : JP Nozière a emprunté une phrase du roman de Tom Robbins, Comme la grenouille sur son nénuphar, pour le titre de son propre roman. Effet assuré !


  Clarabel sur Paperblog


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Mardi, début d'après-midi. Le ciel est gris. Le vieux peintre vient de passer dans la rue devant la librairie. Il a fait un tour sur lui-même comme une danseuse. Sa barbe est de plus en plus blanche. Il portait une chapka.

Ce matin j'ai ramené quelques livres de chez moi. Le soir, je plie les vêtements de Noé au pied de son lit et je range dans mon sac les livres à ramener...

Tout d'abord un grand livre orange flashy que j'ai commencé dans les (toutes petites) accalmies de la fête du livre de jeunesse de St-Paul-Trois-Châteaux où j'ai passé dix jours./...

Donc le grand livre orange flashy, il est de Jean-Paul Nozière, il est publié chez Thierry Magnier, et il a un très beau titre : Rien qu'un jour de plus dans la vie d'un pauvre fou (titre emprunté à Tom Robbins, écrivain américain publié en France par Gallmeister). / ...

J'aime énormément les livres de Nozière. J'ai eu plein de fois l'occasion de le dire et de l'écrire. Et là, je suis... oui. Toujours admirative. La première scène est presque insoutenable. C'est l'histoire d'un jeune homme de dix-sept ans chargé de surveiller sa petite soeur de trois ans au parc. Mais la petite fille se fait enlever. Fin de la première partie. Tout bascule ailleurs, dans une autre ville (Sponge, pour qui connaît l'oeuvre de Nozière), des années plus tard. Il y a plusieurs narrateurs, une jeune fille qui disparaît, un ado handicapé mental soupçonné trop facilement...

A St Paul, j'avais dû arrêter ma lecture, le livre n'était pas encore sorti en librairie, et ça tombait bien, ça faisait comme une respiration dans un livre qui était fascinant. j'avais écrit deux mots à Nozière, pour lui dire un peu des bêtises, lui dire que ça me faisait penser à Des souris et des hommes - mais en fait pas tellement. C'est un polar, la chute est particulièrement efficace, toute la construction est absolument implacable, mais c'est évidemment bien plus qu'un polar, et là je vais m'arrêter parce que je suis nulle en polar et je vais dire des bêtises. Bon, donc, c'est très bien. Très très bien.

 
Par Madeline le 15/02/2011
Librairie l'Eau vive

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Jean-Paul Nozière a l’art et la manière de mener une intrigue et par la même occasion bien souvent de mener son lecteur par le bout du nez… Son dernier roman ne fait pas exception : on le retrouve dans ses thèmes de prédilection que sont la différence, les faux-semblants et les a priori avec, pour la forme, une intrigue policière diablolique jusqu’à la dernière ligne…

Tout commence un beau jour de juillet. Dans un  jardin public, une mère confie à son fils aîné de 17 ans la surveillance de sa petite soeur de 3 ans, Héloïse, pendant qu’elle s’absente. Quelques instants plus tard, la vigilance du jeune homme s’étiole au contact d’une charmante jeune femme qui l’aborde. Quelques instants de trop : Héloïse a disparu.

C’est au mois de juillet aussi qu’en Bourgogne, près d’un lac peu fréquenté et assez isolé, une jolie jeune fille blonde de 13 ans disparaît, kidnappée. Un de ses voisins, Linlin, handicap mental mais très attiré par les filles comme  le sont les garçons de son âge est dans la liste des suspects… Il est vrai que Linlin a un secret, un grand secret qu’il partage avec une autre voisine, la douce Alice.

Rien qu’un jour de plus dans la vie d’un pauvre fou se lit comme un thriller qui, sans négliger jamais la tension propre au genre, installe son lecteur au plus près des personnages, loin de tout manichéisme et de tout cliché. Un roman sensible et fort, touchant et efficace.


par Véronique . D.
Le Blog Ados
Librairie Mollat


Il y a dix ans, une petite fille de trois ans est enlevée alors que son grand frère, supposé la surveiller, s’était éloigné le temps de venir en aide à une jolie fille. Aujourd’hui, c’est une adolescente de treize qui disparaît. Dans son hameau, c’est le choc. Qui a pu faire une telle chose ? Est-ce le jeune « pauvre fou » du village, mentalement retardé ? C’est vrai qu’il aime regarder les jeunes filles près du lac, et vite les soupçons de beaucoup se portent sur lui. Mais bien sûr  rien n’est jamais aussi simple et on est transporté et bringuebalé parmi les hypothèses avant que la vérité éclate.

Jean-Paul Nozière est très fort. Il nous entraîne dans une intrigue et ne nous lâche pas avant la fin. Le lien entre les deux affaires se pose doucement et s’approfondit au fur et à mesure du texte. Les personnages sont tour à tour mis en avant et chacun prend sa place. On devine des choses, on les réfute, on entraperçoit des vérités, puis on les perd… Vraiment, j’ai été ravie par ce roman policier, destiné à tous les ados, qui a su me tenir en haleine jusqu’au dénouement.





  
- bien? pas bien? l'avis de moi en personne

Une très belle surprise que ce court roman plutôt atypique!
L'ambiance y est lourde, pesante, et le malaise s'installe dès le début, nous enfermant littéralement dans l'histoire, sans aucune trappe de sortie...

Tour à tour dans la peau de chacun des personnages, le lecteur s'enfonce dans ce mystère, pétri de doutes et d'incertitudes....
L'auteur a l'art de faire de ce petit coin tranquille un théâtre de suspicions et de ces gens bien propres sur eux des coupables potentiels...
Et puis le malaise s'épaissit... Car avec cette histoire, ce sont les peurs de chacun qui resurgissent, lentement, mais surement! 

Le roman est très finement construit, tout s'y emboîte tranquillement, méthodiquement, ça avance doucement, mais sûrement...
Une réelle sensation de fatalité s'empare du lecteur, qui, même s'il ne sait pas où il va, comprend vite que les dés sont jetés et attend patiemment le dénouement qui arrive.

Et puis sur la fin, tout s'accélère, et on reste scotchés!!
On referme le livre avec une sensation déagréable, un malaise qui mettra un peu de temps à s'estomper...  


La Ronde des Post-it




On n’est pas sérieux quand on a 17 ans écrivait le poète. Et ce n’est pas lui qui dira le contraire. Il doit garder un œil sur sa petite sœur de 3 ans, Elise, tandis que leur mère se sauve à un rendez-vous. Quand une superbe jeune femme, Marité, commence à le draguer. Intrépide, il l’accompagne à son vélo. Mais quand il revient au parc, Elise s’est envolée. Dix ans plus tard, abords du lac du Serpent. Il y a Alice, 17 ans et son frère Boris, 8 ans ; leur voisin, la famille Quitani et leur fils Jean-Alain dit Linlin, 17 ans aussi. Entre eux, Laura, 13 ans, une superbe pré-ado qui a déjà les formes d’une femme. Linlin a du « vent dans la tête » mais ça ne l’empêche pas de reluquer les jolies filles. Il passe ainsi beaucoup de temps à observer Laura avec ses jumelles. Aussi, quand cette dernière disparaît brusquement, Linlin devient le coupable idéal…
Rien qu’un jour de plus dans la vie d’un pauvre fou est une sorte de récit choral puisque chaque chapitre est rapporté selon le point de vue d’un personnage. L’ambiance moite d’un Eté dans la campagne française est palpable. La figure emblématique du fou du village, issu du folklore, trouve ici une illustration criante de vérité dans le personnage de Linlin. Avec peu de choses, Nozière parvient à brosser les grandes lignes des caractères de ses personnages, à dépeindre une ambiance, un décor, dans lesquels ces personnages vont trouver une certaine prégnance. Pourtant, on se surprend parfois à sentir un vide entre les lignes, comme si leur psychologie n’avait pas été assez fouillée, rapprochant ainsi l’écriture de Nozière de celle d’un fait divers. L’apparente construction décousue entre la première partie de l’histoire et sa suite dix ans plus tard prend tout son sens à la révélation finale que l’on peut voir venir longtemps à l’avance. L’alternance des points de vue contribuant aussi à mettre le lecteur rapidement sur la voie de l’identité du ravisseur. Le jeu sur la typographie, qui vise à mettre en évidence les flashbacks, donne le sentiment que cette histoire se déroule à la manière d’un film. Au final, ce nouveau titre sur le thème de l’enlèvement (après Le courage du papillon [Albin Michel jeunesse, 2009] et Lettre à mon ravisseur [Gallimard jeunesse, 2010]) propose un autre interprétation de la question. Il tire davantage sur le point de vue du ravisseur et celui des enquêteurs. Cette dualité, surtout quand on connaît l’identité du ravisseur, se révèle particulièrement intéressante.

C.A.




vu sur...  l'Express.fr

Avec plus d'une soixantaine de romans à son actif, Jean-Paul Nozière est passé maître dans l'art de démonter les petits secrets et de montrer la réalité, plus complexe qu'elle ne paraît. Car dans ce polar bien ficelé, les fausses pistes sont multiples. Elise, trois ans, est enlevée dans un square en Bretagne, alors que son frère aîné la surveillait mollement, distrait par le baratin et les charmes d'une trentenaire sexy.
Des héros adolescents qui ne crachent pas le morceau, un jeune flic bien décidé à trouver la vérité, voilà le meilleur de Nozière, qui nous offre un polar mené au plus près de la vie des gens.

La suite sur le site de l'Express.fr....




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